samedi 11 avril 2009

Je cherche un moyen de me faire un peu plus mal, pour détourner l'attention que je porte à mon cœur. J'ai l'impression d'être malade, inerte, au lit.
Je suis de garde la semaine prochaine, j'ai envie de lui proposer de reprendre la sienne aussi pour m'occuper.
Je voudrai dormir trois mois et me réveiller en ayant tout derrière moi. Mes envies, mes regrets, mes espoirs, mes souvenirs. Et qu'il ne reste plus que ce que je fais de ma vie. Un immense gâchis, alors que comme le dit ma mère j'aurai pu tout avoir pour être belle et heureuse, si seulement...
Il était plus simple le temps où ma solitude était ma seule compagnie. Il n'était pas agréable, mais il était simple et tracé. Quand il fallait juste faire baisser la pression et penser à autre chose, une soirée, un décolleté, un lit. Dix minutes d'oubli. La délectation d'être un homme le lendemain. De lui donner ses fringues et de lui montrer la sortie. Refuser de donner mon numéro aux rares qui le voulaient. Leur répondre qu'on a pas toujours ce qu'on veut, et que si j'avais eu ce que je méritais dans la vie, je n'en serai pas là à m'encombrer de leur bite. Oui je fais partie de ces filles qui ont ramené chez elle plus qu'elles n'en sont fières. D'aucun je n'ai eu envie, ou presque. Mais c'est plus pour se regarder le lendemain matin dans la glace, la tête haute et l'amour propre piétiné. Et que les gens regardent avec dégoût. Ils ont raison. Je n'en attends pas moi de leur part.

Je suis sortie avec un ami de l'homme parfait. Pas longtemps, deux petites semaines. Le temps que je me voie étincelante au fond de ses yeux. Il voyait celle qu'il voulait, il a pensé que j'étais une fille formidable. Il a été adorable, à un point inimaginable. Il s'est attaché à moi à cette époque. N'importe quelle fille aurait adoré ça. N'importe quelle fille se serait laissée porter par le romantisme et la douceur. Alors je suis partie. Entre autres, je ne voulais pas qu'un jour il arrive à me convaincre que j'aimais ça. Il n'a pas compris. Ou plutôt si, il a compris qu'il y avait quelque chose de caché derrière mon départ, et que c'était plus compliqué que ça. Jamais on ne serait restés ensemble, même dans d'autres circonstances. Mais c'était la première fois que je me suis rendue compte de ce qui me faisait peur.

1 commentaire:

  1. nicolas_durand_2@yahoo.fr22 avril 2009 à 22:52

    Amusant, étonnant, sidérant, stupéfiant à quel point tu ressembles à Johanna, une ex-future.

    Avant moi, noyée dans les rencontres d'un soir. Quasiment une par semaine (sur 2 ans ça commence à faire un certain nombre de mecs).

    Moi. Le 1er mec à ne pas vouloir coucher le 1er soir (oui je sais c'est mon côté blonde).

    Une (assez) longue histoire.

    Partie curieusement.

    Revenue ensuite.

    Mais trop tard.

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