Peut être que j'aurai moins mal quand je l'aurai pleuré une bonne fois pour toutes. Mais mon corps le réclame, autant qu'il peut.
Il est arrivé de nulle part, vraiment, ce qui ne devait être qu'une soirée comme une autre (à la différence que j'étais pas d'humeur à trouver un énième connard pour me distraire) est devenu la soirée de mon année. Il est venu me parler, on avait échangé quelques mots trois mois avant. Jamais je n'aurai imaginé l'avoir à moi, il est au dessus de mes moyens comme je lui ai toujours dit à elle. Le seul que tu voudras, tu te refuseras à lui quand tu le rencontreras. J'ai filé, après de longues embrassades délicieuses. Personne ne m'avait embrassée comme ça. Je serai entrée toute entière dans sa bouche si j'avais pu. J'ai adoré comme jamais qu'il passe une heure à m'embrasser, sans un mot, et laisse glisser juste une main indécente sous mon tee-shirt. J'ai mordu mes joues pour décliner sa proposition d' "embrasser ainsi plein d'autres parties de mon corps toute la nuit" et lui rétorquer qu'il pourrait le faire tout le weekend s'il m'appelait. Je lui ai tatoué mon numéro sur mon bras gauche, sentant bien que si je cédais ce soir là, (et dieu sait que j'en avais envie...) jamais il ne rappellerai. Je suis rentrée chez moi, hystérique et euphorique, et j'ai attendu tout le weekend qu'il appelle, pendue à mon téléphone.
Il a fini par le faire le mardi soir. Je me souviens de son message. "Bonsoir mdame, je vais faire un tour en ville, on peut prendre une tisane ensemble si tu veux (avec du vin ça marche aussi) :)" Puis : "21heures, place... en lumière et en retard, c'est plus classe :)" J'étais comme une collégienne qui allait à un rendez vous. J'ai vidé dix fois mon armoire, me suis douchée deux fois, maquillée pendant une heure. J'ai fini par y aller exactement comme à la soirée où je l'ai rencontré. C'était mon premier rendez vous. Jamais je n'avais vécu ça en fait. Je ne savais pas si c'était une invitation à diner ou à prendre un verre. Ça s'est passé merveilleusement. Je ne savais pas quoi lui dire de cette fille avec qui il dinait. Alors il a fait la conversation pour deux. A mi-repas, on a échangé nos plats le plus naturellement du monde, comme si on se connaissait depuis de semaines. En sortant, il a proposé de me ramener, pointant le fait qu'il n'y avait plus de métro à cette heure. Faux, il y en avait encore. Je me rappelais encore que je ne devais pas céder. Je me souviens de ce baiser devant le restaurant, interminable et envoutant. Je me rappelle encore de son doux baratin, à propos de mes mains douces, des baisers au feu rouge qu'il aimait, je n'ai jamais oublié ça "Mais sinon, tu as des actions chez Nivea?". Je me souviens qu'on a cherché longtemps sa voiture dans ce parking, que j'ai failli me casser un talon.
Je me souviens lui avoir proposé un café, avoir tremblé dans l'ascenseur, avoir eu envie de lui comme jamais. Il m'a fait l'amour quatre fois cette nuit là. J'ai adoré, c'était juste la manière dont j'aime faire l'amour. Et dès le départ, il a su s'y prendre, c'était surprenant. Il faisait l'amour dès le départ, même sans le vouloir. Je me souviens de ce qu'il m'a dit. "Si ce matin on m'avait dit que je ferai l'amour quatre fois à une fille super sexy ce soir... je l'aurai pas cru" je me souviens de sa renonciation douce quand il pensait rentrer et que j'en voulais encore, et qu'il s'est laissé attirer encore une fois.
Je me souviens de notre deuxième soirée, chez moi, prétendument pour regarder un film. J'avais demandé à quelle heure il viendrai, pour avoir le temps de me préparer. Il a répondu que peu importe ce que je porterai, j'apparaitrai sexy à ses yeux. Un bonheur infini. Je me souviens qu'on a commandé chinois, fait l'amour en attendant la livraison, j'ai ouvert à la réception de la commande à moitié nue, jeté la dite commande sur le bar, et m'être reprécipitée au lit avec lui. C'est de lui dont j'avais faim. Je me souviens qu'on a fait l'amour deux fois, englouti le chinois, et fait semblant de regarder le film, arrêté en cours de route pour refaire l'amour encore, l'avoir supplié de rester dormir avec mes meilleurs arguments une dernière fois.
samedi 11 avril 2009
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