Je suis incapable de dire à quelle heure je me suis levée. Je n'ai même pas regardé. J'avance, doucement, inexorablement, sans envie, en attendant de trouver un échappatoire. Il n'y en a pas.
Ma journée s'est déroulée, sans intérêt, sans but si ce n'est que celui d'attendre d'en recommencer une autre, tout aussi futile. Trois semaines que je suis en pause, sans vraiment l'être assez.
Je rentre, j'allume l'ordinateur, la télé. J'éteins tout, je me couche. Je rallume, j'attends. J'attends quoi au fait pour vivre quelque chose? N'importe quoi, qui me changerait les idées? D'en avoir envie, et d'en avoir la force. Je suis vidée, épuisée, la seule force que j'ai est d'être désagréable, de constater comme c'est simple, inutile et dérisoire.
Ma mère veut venir me voir. J'ai réussi à l'en dissuader. Je n'ai aucune envie de la voir, aucune envie de devoir lui raconter ce que j'ai sur le cœur. Aucune envie de n'en parler à personne sauf à moi, continuellement. A croire que même être triste, elle ne me laisse pas l'être.
mardi 21 avril 2009
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je viens de découvrir que tu me lisais et que tu me linkais. pas trouvé ton email pour te remercier alors je laisse un com. maintenant je vais lire ton blog :)
RépondreSupprimerj'aime déjà bien ce premier (dernier) article.
Merci.. a vrai dire, l'absence de mail est délibérée. J'aime bien le ton "je raconte juste comme ça en passant en vitesse" et pourtant choisi de ton blog.
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