Ce serait tellement plus simple, sans les doutes, sans l'angoisse à se dire que ce n'est peut être pas ça. Les sentiments seraient tranchés, on se mettrait à détester, ou mieux, à être indifférent sur commande. On tirerait volontairement un trait bien droit et bien épais sur toute cette histoire. On accepterait les choses telles qu'on les a pensées uniquement, sans concevoir qu'elles sont sûrement tellement différentes. On se persuade soi même de se qu'on peut comprendre ou non, de ce qu'on peut entendre ou non, de ce qu'on peut choisir. Ce serait si simple de choisir ce qu'on éprouve, de choisir de tourner la page et d'aller de l'avant, vers mieux, qu'on trouvera bien.
Qu'il suffit d'attendre que la douleur passe.
Mais ce n'est pas comme ça que ça fonctionne. On ne choisit pas ses sentiments. Et soyons honnêtes, on ne se les impose pas non plus. On doute, repense, suit, réfléchit, pense. Et tout ça, il faudrait se demander pourquoi, se poser le bonnes questions, celles qui font mal, celles qui retournent, celles qui déchirent. Et accepter de recevoir des réponses qui ne nous arrangent pas. Accepter ce qu'on est, ce qu'on pense, ce qu'on ressent, et comprendre que c'est ainsi. Comprendre qu'effectivement, le cœur a ses raisons, et que celles ci sont toujours les plus fortes. Et qu'elles s'imposent à nous, par une présence qu'on garde près de soi, par une vérification journalière, par une pensée récurrente qui s'immisce en nous. Par une envie indicible de trouver de quoi continuer à marcher droit, et en sachant très bien pourtant que la route n'a pas de fin. Que chaque pas en avant en moins est un pas en arrière sur ses choix. Que chaque question ne s'impose pas par hasard. Que parfois, les choses exceptionnelles existent malgré tout, et qu'on n'avait pas prévu de tomber dedans. Mais que c'est bel et bien ce à quoi on a envie de s'abandonner. Que malgré tout, on n'oublie pas les gens qu'on aime, on n'oublie jamais. On repense toujours, on souffre tout autant. Parce que parfois, on ne réfléchit pas, et que parfois, on réfléchit trop, et mal.
dimanche 3 mai 2009
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
ce que j'aime dans vos messages, c'est que vous faites le travail d'introspection le plus douloureux à la place de vos lecteurs et lectrices (égoïstes) qui peuvent ensuite piocher à loisir ce qui les aides dans leur vie... pour vous le voyage et juste un peu plus compliqué...
RépondreSupprimer